À
l'ordre du jour, la reconnaissance
du sentiment religieux
À l'heure où
nous réalisons la conquête de l'espace, savons-nous
explorer notre univers intérieur?
Tous ceux et celles qui découvrent leur "jardin
intérieur" vont ressentir leur sentiment religieux. Depuis les
origines de l'humanité, celui-ci est présent en chaque
être humain. Le sociologue Émile Durkheim affirmait :
"Ce sentiment-là a
été trop général dans l'humanité, il
a été trop constant pour qu'il puisse être une
illusion. Une illusion ne dure pas ainsi des siècles. Il
faut donc que cette force que l'homme sent venir en lui soit
réellement existante"
Quand, de nos jours, le
Président de la France en appelle à la reconnaissance du
sentiment religieux, c'est qu'il est toujours bien vivant en chaque
individu au XXIe siècle.
"La reconnaissance du
sentiment religieux comme une expression de la liberté de
conscience et la reconnaissance du fait religieux comme un fait de
civilisation font partie, au même titre que la reconnaissance de
l'héritage des Lumières, de notre pacte
républicain et de notre identité." Nicolas Sarkozy
À la racine d'un tel
sentiment, il y a quelque chose de profondément ancrée
dans la personne humaine: le besoin de croire.
" Le besoin de croire est le ressort le plus puissant de toute vie
spirituelle et chacun sait que sans vie spirituelle accomplie, il n'y a
ni amour, ni reconnaissance, ni honorabilité possible." Bertrand
Lévy
Pour le croyant, la croyante, c'est la foi qui est à la
base du sentiment religieux. Des questions se posent:
Qu'en est-il de notre sentiment religieux?
Est-il une richesse, une force précieuse ou quelque
chose à cacher?
Dans notre monde sécularisé, avons-nous peur
de le reconnaître?
Allons-nous sensibiliser, éduquer nos jeunes à
la présence de ce sentiment?
En 2010, le temps n'est-il pas venu de mettre à
l'ordre du jour la reconnaissance et l'épanouissement de notre
sentiment religieux?