Méditation


Meditation     Le septembre festif : toutes les activités humaines y sont concernées. Quelle révélation!
   
Quand on embrasse la vie dans toute sa plénitude, on ne s’enfarge pas dans de menus détails qui asphyxient, démobilisent, démotivent. On se dresse debout, à pleine grandeur. On vit passionnément l’instant présent qu’il soit heureux ou éprouvant. Qu’il soit hilarant ou démoralisant. Septembre est un mois des bilans, le dernier mois du troisième trimestre. L’agriculteur fait le bilan de ses récoltes comme d’autres font le bilan des vacances. Positif ou négatif, un bilan n’est toujours que sommaire et passager. Incontournable, certes, pour apporter les correctifs nécessaires et rebondir à nouveau. Mais il n’est pas la mesure absolue de toute une vie. C’est pourquoi les activités humaines diversifiées de septembre permettent la réflexion qui suit.

La « Fête du travail » permet à toutes et tous de se réjouir durant une journée - prolongeant ainsi une fin de semaine - de cette activité primordiale du gagne-pain. Le travail qui donne la dignité aux femmes et aux hommes, à des jeunes et à des seniors. Travail qui permet de réaliser « sa mission », c’est-à-dire de mettre à contribution talents et savoir-faire. Fête qui laisse à penser à celles et ceux qui sont privés de ce lieu d’épanouissement et d’altruisme potentiel. Le travail partagé permet des solidarités. La simplicité volontaire engage à partager plus de temps avec les siens en délaissant une part de profits plus gros qui risqueraient de devenir problématiques et en même temps en laisse à d’autres, jeunes, débutants, travailleurs recyclés dans un nouveau domaine. Une fête bien humaine.

Septembre, c’est aussi le mois des fêtes juives, quasi exclusivement. Juives et Juifs fêtent du 8 au soir au vendredi 10 Roch Hachana, le premier de l’An 5771. « D’autre part, cette fête tombe au septième mois de l’année hébraïque selon le calendrier biblique. Ainsi, l’origine de la fête de Rosh Hashana se trouve dans la Bible (Lévitique 23, 23-25) »1. Puis la fête du « Grand Pardon » les 17 et 18 septembre : « Le but de tout ce que l'on fait à Yom Kippour (jeûne, prières et autres) est d'obtenir l'atonement, la décision Divine de suspendre le jugement pour nos mauvaises actions. Et pour cela, il faut éprouver une sincère repentance, c'est-à-dire identifier ces actions, les avouer et regretter ce que l'on a fait. Il est évident qu'un profond désir de ne pas retomber dans ces mêmes erreurs doit accompagner toute repentance »2. Deux fêtes où se mêlent la fibre humaine et des significations religieuses.

Du 22 au soir au vendredi 1er octobre : Souccot. La plus universelle des fêtes juives. « Comme nombres de fêtes juives, Souccot - cabanes ou tentes en hébreu - a une origine agricole. À l’époque biblique, on construisait des cabanes dans les vignes pendant les vendanges pour protéger sa récolte durant la nuit. Peu à peu, Souccot devint une fête d’action de grâce pour la récolte d’automne et particulièrement les vendanges comme il est écrit dans le livre du Deutéronome : "Quant à la fête des tentes, tu la célébreras pendant sept jours lorsque tu auras rentré tout ce qui vient de ton aire et de ton pressoir" (16, 13) »3. Relatons aussi les fêtes suivantes : Chemini Atseret : (hébreu: Yom hachemini atseret « solennité de clôture du huitième jour ») est une fête juive prescrite par la Bible, célébrée le huitième jour à dater du début de la fête de Souccot, et marquant le début de la saison des pluies en terre d'Israël. Bien que fortement associée à Souccot, elle n'en est pas moins considérée comme une fête indépendante de cette dernière »4.

Sim’hat Torah : « Toute l'année, le peuple juif souffre pour la Torah, voire se bat pour elle. En ce jour de Sim’hat Torah, il exprime sa joie à son égard - non seulement du fait que la Torah soit réalité, mais encore, et surtout, car il y est profondément attaché, de par une appartenance intime. Et en ce jour il ressent carrément une joie de l'âme, et ce, grâce à la Torah »5.

Septembre enclenche les activités nombreuses et diversifiées dans tous les secteurs de la vie humaine.
Fêtes des récoltes, pardon, reconnaissance : une « nouvelle » année d’activités se met en branle. On veut faire mieux qu’hier. Mais cette farandole  d’engagements ne doit pas nous éloigner de notre être profond qui peut leur donner une portée significative hautement humaine et ultimement spirituelle. Sachons garder des temps de silence pour nous. Ils sont si révélateurs. Précieux pour le corps, l’esprit, le coeur et l’âme.

1 www.jerusalem-religions.net 
2 www.harissa.com
3 et 4 www.wikipédia.org
5 www.lamed.fr

Yvon R. Théroux
yvonrtheroux@hotmail.com
 

    



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