Ouverte à tous et à toutes, la ressource
multimédia RAVI sur l’intériorité se situe dans
la voie spirituelle du christianisme. Elle n’a donc aucun lien
avec les mouvements ésotériques, les sectes, le Nouvel
Âge et tous les groupes dans cette mouvance.
Réflexion
Sous le signe du vivre ensemble.
Au lendemain des vacances, les adultes sont retournés au travail
et les jeunes ont repris le chemin de l'école. En 2010, quelle
réflexion nous suggère cette étape importante de
l'année?
D'abord, on peut parler d'un nouveau départ, d'un nouvel
élan. Ensuite, il y a ce désir, cet enthousiasme de tout
mettre en oeuvre pour que les jeunes parviennent à la
réussite. Il ne faut pas se surprendre que de nombreux projets
éducatifs privilégient certaines valeurs à
transmettre aux futures générations.
Dans un monde à la fois en déclin et en évolution,
il faut convenir d'une urgence et c'est celle du VIVRE ENSEMBLE.
À n'en pas douter, cet idéal concerne autant les enfants
et les professeurs que les parents et les grands-parents. Oui,
l'être humain est UN ÊTRE DE RELATION. Cela signifie des
efforts de la part de tous pour vivre dans l'harmonie et savoir
créer des liens.
Au fond, c'est l'amour du prochain que prêchent depuis des
millénaires les grandes traditions spirituelles. Au
Québec, dans nos institutions scolaires laïcisées,
le "Aimez-vous les uns, les autres" fait trop catholique et indispose
les laïcistes fondamentalistes. Ceux-ci croient avoir
inventé le "vivre ensemble" qui pourtant, au fil des quatre
siècles du christianisme en terre québécoise, fut
toujours présent dans les
familles et les écoles de la société.
Bien sûr, la nature humaine étant ce qu'elle est, il y a
eu des égarements, des dérapages dans la
convivialité chez nos ancêtres. Croyez-vous qu'avec la
laïcité, il n'y en a pas
présentement? Songez à la violence dans les
écoles: gangs, taxage, intimidation, vandalisme, etc.?
Amplifier par les médias où elle est omniprésente,
cette violence parvient malheureusement à un sommet qu'elle n'a
jamais atteint durant la période dite de "la grande noirceur"
(Duplessis).
Faut-il alors s'étonner de constater qu'après plus de
deux
siècles de laïcité, la France a bien du mal à
établir un authentique vivre ensemble. Ce pays connaît de
graves violences dans les écoles, les collèges et les
lycées au point d'exiger la présence des brigades
policières de sécurité dans les institutions
scolaires. Et que dire de la violence dans les banlieues?
La France ne fait donc pas mieux que les pays où il y a un
enseignement confessionnel comme l'Angleterre, la Norvège, le
Danemark, la Finlande, l'Islande, l'Allemagne, l'Irlande,
l'Australie, l'Italie, la Grèce, le Portugal, l'Espagne, le
Brésil, le Pérou, Haïti, Israël, la Russie,
pour ne nommer que ceux-là.
D'ailleurs, un journaliste et essayiste français a
déjà donné l'heure juste à ce propos:
« Ainsi, le bavardage de l’époque se résume-t-il
parfois de la sorte : s’il y a moins de croyances et moins de valeurs,
il y aura moins de violences; s’il y a moins de convictions, il y aura
moins d’afflictions. Le relativisme, le désenchantement et
l’indifférence seraient devenus le gage d’un monde
pacifié. Il nous faut comprendre l’incommensurable sottise de ce
lieu commun. »
GUILLEBAUD, Jean-Claude, Le principe
d’humanité, Paris,
éd. du Seuil, 2001, p.504
Que l'année scolaire 2010-2011 soit un temps précieux
pour travailler à un réel VIVRE ENSEMBLE! Transmettre aux
jeunes les grandes valeurs pratiquées par nos ancêtres
constitue un impératif. En voici quelques-unes...
- apprendre le respect de soi, des autres et de Dieu
- prendre le temps d'accueillir, de s'ouvrir aux autres en sachant les
écouter et les accompagner
- être des artisans de paix et promouvoir la non-violence
- exploiter ses talents, partager ses joies, ses peines et grandir en
humanité
- créer des liens d'amour et d'amitié
- avoir de la compassion et ne pas juger les autres
- développer la confiance en soi et savoir s'engager, être
responsable
- cultiver le sens de l'effort, de la solidarité, de la justice
et de l'hospitalité.
Le dialogue seul ne suffit pas. Il faut intégrer cette cohorte
de valeurs qui font partie de notre histoire, de notre identité
et de notre dignité humaine.
Pour espérer une plus grande convivialité entre les
personnes, le pouvoir ne doit-il pas céder sa place au service?
Au lieu de dominer sur les autres, ne faut-il pas pratiquer le partage
et la justice dans l'amour ?
De nos jours, le vivre ensemble ne se réalise pas par magie. Les
jeunes doivent en faire l'apprentissage et les adultes doivent en
témoigner. Chacune et chacun ne peut-il pas relever ce
défi dans sa famille, dans son école, dans sa paroisse et
dans sa ville? Mettre les jeunes au coeur de nos choix, de nos
décisions n'est-ce pas être soucieux de l'avenir de notre
société?
Que la nouvelle année scolaire soit sous le signe du vivre
ensemble!