Comme
un
rayon de lumière…
Chaque
été nous convie à
devenir des passionnés de la beauté.
Quelle joie d’admirer un
splendide coucher de soleil!
Quel délice de respirer le
parfum des fleurs!
Quelle fraicheur d’écouter le
murmure de la source qui coule dan son coin de verdure !
Quel enchantement d’entendre
le chant des oiseaux !
Parlant de
musique, cette
saison, ne nous permet-elle pas d’en savourer?
Quel
envoûtement d’entendre les cantates, les chorals de Bach ou
d’autres œuvres
musicales qui savent nous émouvoir jusqu’au tréfonds de
l’âme!
On
raconte que l’illustre violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin
(1916-1999), s’adressant au Maître de la Vie,
fit un jour cette prière :
« Aide-moi à ne jamais
renoncer à l’exercice vital,
celui qui consiste à protéger
tous ceux qui respirent et l’air que nous devons respirer,
tous ceux qui ont soif et
l’eau qui désaltère,
tous ceux qui ont faim et la
nourriture qui rassasie,
tous ceux qui souffrent et le
réconfort, la compassion et le secours dont ils auraient besoin.
Aide-moi
à être la digne
sentinelle du corps que tu m’as confié.
Je ne peux disposer librement
d’aucune vie, ni même de la mienne,
car elle est, comme un objet
d’art, confié à ma garde provisoire,
pour être rendue au cycle
terrestre dans le meilleur état possible,
afin que d’autres vie
puissent se perpétuer. »
Ce
génie
de la musique a été en quête d’harmonie sa vie
durant. Il était un passionné de
beauté. D’ailleurs, on raconte qu’un jour, le
célèbre physicien Albert
Einstein, après avoir assisté à un de ses
concerts, se serait exclamé : « Je
sais maintenant qu’il y a un Dieu
dans les cieux. »
Tous
nous pouvons admirer la splendeur d’un jardin en fleur, d’un fleuve
ensoleillé
ou d’une forêt peuplée d’oiseaux et d’animaux de toutes
sortes. Mais la beauté
n’est pas qu’extérieur. Elle procède de
l’intérieur un peu comme la musique qui
nous touche au plus profond de notre être. Ne faut-il pas alors
convertir notre
regard? N’y a-t-il pas une beauté dans un visage ravagé
par le temps autant que
dans le sourire d’un enfant? Il faut pour cela savoir s’arrêter,
s’intérioriser
et méditer.
Oui, la
contemplation de la beauté est à la portée
« des yeux du cœur ». Le
grand écrivain Dostoïevski avait raison d’affirmer : « La beauté sauvera le
monde ». Si l’on désire nourrir sa croissance
spirituelle, il faut,
dans le silence, s’ouvrir corps et âme à la beauté.
« Du
silence naît tout ce qui vit et dure ; car c’est le silence
qui nous relie
à l’univers, à l’infini, il est la racine de l’existence
et par là l’équilibre
de la vie. » Yehudi
Menuhin
N’oublions
pas que nous n’aurons pas assez de toute notre vie pour admirer, pour
célébrer toutes
les merveilles de la nature et les richesses de notre univers
intérieur.
Si le
secret des moments de bonheur et de lumière réside dans
la beauté, pourquoi ne
pas l’expérimenter chaque jour en cette belle saison? Ouvrons
les fenêtres de
notre âme pour la laisser envahir de lumière.