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Actualités sur la vie intérieure

Il est possible de collaborer aux manchettes en nous faisant parvenir vos nouvelles, vos expériences... peu importe vos croyances.



Ouverte à tous et à toutes, la ressource multimédia RAVI sur l’intériorité se situe dans la voie spirituelle du christianisme. Elle n’a donc aucun lien avec les mouvements ésotériques, les sectes, le Nouvel Âge et tous les groupes dans cette mouvance.

RP Source http://www.grouperavi.org/rp/qdn.html
Méditation


Meditation
Je ne puis m’habituer au silence?

En méditation il est question de silence intérieur et extérieur. Le second prévaut pour mieux réaliser le premier. Un jeune adulte m’indiquait que chez lui la radio ou le téléviseur demeurait toujours ouvert (quand ce n’était pas les deux) du lever au coucher, et ce, sept jours sur sept. Il m’expliquait que ses parents se sentaient alors moins isolés et que ce bruit de fond qu’ils entendaient leur apportait une certaine distraction nécessaire par rapport aux tâches domestiques à accomplir. Comme une présence en sourdine. Parfois, lors des bulletins de nouvelles, ils s’arrêtaient pour écouter. Il se demandait alors si sa difficulté à vivre une expérience silencieuse pouvait, du moins en partie, s’expliquer par cet environnement dans lequel il a grandi durant toute son enfance. Évidemment, avec un sourire, il ajouta que son adolescence avait connu bien d’autres bruits de ses groupes musicaux préférés.

Insérer le silence dans des moments propices de sa vie est, de prime abord, inconfortable. On a l’impression que ce n’est pas naturel. Tellement vrai qu’une marche en forêt s’accompagne souvent, quand la pénombre s’annonce, de turluttes, de bruits pour éloigner ce qu’on imagine menaçant. Le silence, trop lourd, pourrait laisser filtrer quelques sons inquiétants, quelques cris d’animaux inconnus. Il nous faut donc alors apprivoiser le silence. Mais avouer qu’on est complètement incapable de silence tout en respectant les personnes qui le peuvent, c’est créer un blocage au niveau de son cerveau. C’est un conditionnement qui nous ampute d’expériences possibles et enrichissantes.

On connaît toutes et tous des récits de personnes qui ont dû subir une amputation d’un membre inférieur ou supérieur et qui, longtemps après cette chirurgie majeure, ont toujours l’impression ou la sensation que le membre, pourtant absent, connaît des démangeaisons, des irritations! Notre cerveau est fort complexe. On pense nommément au syndrome de douleur régionale complexe qui relève, entre autre, d’un blocage au cerveau qu’il faut tenter de réhabiliter par un traitement par imagerie motrice(1). Apprivoiser le silence est curatif. C’est un besoin inhérent à tout être humain – et cela est bien naturel. Les citadins ne rêvent-ils pas d’échapper à la cacophonie bruyante de la cité? Du moins lors de leurs vacances. Qui ne reste pas silencieux, admiratif, émerveillé devant un lever ou un coucher de soleil? On peut comprendre l’angoisse terrible qui s’emparait de peuples anciens devant son éclipse!

Ne pensons pas accéder au silence intérieur sans créer le silence extérieur. Le premier est déjà présent en nous naturellement. Il demande à être stimulé, éveillé. Nous devons le contacter. Simplement, sans artifice inutile. Le silence est la toile de fond de la création, de l’univers sidéral. Le bruit n’est pas l’ennemi du silence. Il est son envers qui s’approprie le plus d’espace possible nous convaincant que c’est cette situation qui est naturelle à tout le monde. Et ce ne sont plus maintenant les moyens d’exalter le bruit qui manquent. L’espace silencieux potentiel dans chacune de nos vies se rétrécit de plus en plus!

L’équilibre entre les deux devient, par conséquent, plus difficile. On peut donc comprendre que devenir une méditante ou un méditant n’a rien à voir avec un acte spontané de notre volonté. C’est un long apprentissage - parfois de réhabilitation -, un processus à engager avec l’accompagnement d’un maître spirituel ou d’une communauté d’appui. En méditation nous demeurons toutes et tous des débutants. Car, à chaque fois, je recommence la démarche en me mettant en situation, en répétant le mantra etc. Et ce n’est pas la condition de vie (célibataire, religieux(se) ou moine (moniale) qui rend la tâche plus facile. Le seul avantage de la vie monastique c’est la prédisposition au silence extérieur. Tout le reste doit être mis en branle. Comprenons alors la mission de John Main(2), bénédictin, de faire accéder à la méditation chrétienne les laïques qui en furent trop longtemps écartés pour des raisons historiques que nous n’avons pas à juger. Chaque génération écrit son « bout d’histoire ».
                           
(1) Blain, Marielle, infirmière clinicienne et François Gobeil, anesthésiologiste, Service Consultatif de Gestion de Douleur du CSSS Pierre Boucher, collaboration du DSIPP, CSSS Pierre Boucher, CSSS Rouyn Noranda, Traitement par imagerie motrice pour le Syndrome de Douleur Régionale Complexe. Feuillet explicatif destiné à l’usager grâce à une contribution de Pfizer Canada Inc.

(2) Site web : www.meditationchretienne.ca

Yvon R. Théro
ux
yvonrtheroux@hotmail.com
www.meditationchretienne.ca


RP Source http://www.grouperavi.org/rp/acc_meditation.html


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    http://www.grouperavi.org/rp/acc_archives_meditation.html
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