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Actualités sur la vie intérieure
Il est possible de collaborer aux manchettes en nous faisant parvenir vos nouvelles, vos expériences... peu importe vos croyances.
Ouverte à tous et à toutes, la ressource
multimédia RAVI sur l’intériorité se situe dans
la voie spirituelle du christianisme. Elle n’a donc aucun lien
avec les mouvements ésotériques, les sectes, le Nouvel
Âge et tous les groupes dans cette mouvance.
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Manchettes |
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À la
découverte de ces
témoins lumineux
qui nous inspirent
Au fil des siècles, il y a eu des chefs de file qui ont
laissé leur marque dans l'histoire de l'humanité. Quand
nous prenons connaissance du récit de leur vie et de leurs
écrits, ils deviennent pour nous des exemples qui nous
enthousiasment et nous aident à repenser le but, le sens de
notre existence. Plus simplement, disons qu'ils sont pour nous de
précieux modèles qui nous inspirent et nous apportent les
lumières et la sagesse de leurs riches expériences.
Dans les mois qui suivent, vous pourrez connaître quelques-uns
de ces géants de la spiritualité comme Maître
Eckhart, Édith Stein, Maurice Zundel, Mère Teresa,
Mohandas Karam chand Gandhi, Etty Hillesum, le Dalaï-lama,
François d'Assise, pour ne nommer que ceux-là.
La manchette de ce mois vous présente Charles de Foucault, un
être très inspirant, qui a vécu de 1858 à
1873 et qui pourtant nous rejoint dans notre mode de vie au XXIe
siècle.
Né à Strasbourg en France, le 15 septembre 1858, il a
été élevé, selon son éducation
familiale, dans la voie spirituelle du christianisme. Jeune enfant, il
n'a pas tardé à affronter de douloureuses
épreuves. Sa mère, son père et sa
grand-mère meurent en 1864. À six ans, il resta donc seul
avec Marie, sa petite soeur de trois ans. Le grand-père
s'occupera d'eux.
Comme beaucoup de jeunes d'aujourd'hui, Charles de Foucault a
vécu dans un monde sans Dieu. Passionné de lecture, peu
à peu, au fil de ses études, il s'éloigne de la
religion. « Je demeurai douze
ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la
vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune
preuve ne me paraissant assez évidente. »
Il se souviendra toujours de son adolescence où il fut pris dans
le tourbillon de la vie : «
À 17 ans j'étais tout égoïsme, tout
vanité, tout impiété, j'étais comme
affolé... J'étais dans la nuit. Je ne voyais plus Dieu ni
les hommes : il n’y avait plus que moi. » De nos jours, ne
sont-ils pas nombreux les jeunes qui vivent une telle situation?
À la fin de brillante études, Charles s'engagea dans
l'armée où il fut affecté en Algérie. Plus
tard, il suivra son régiment en Tunisie et le 28 janvier 1882,
il démissionnera de l'armée.
Succédera pour lui, une période de voyages. D'Alger il
écrira: « Ce serait
dommage de faire d'aussi beaux voyages, bêtement et en simple
touriste : je veux les faire sérieusement, emporter des livres
et apprendre aussi complètement que possible, l'histoire
ancienne et moderne, surtout ancienne, de tous les pays que je
traverserai. »
Rapidement, Charles est attiré par le Maroc, pays interdit aux
Européens. Comme voyageur clandestin, il subira des injures et
risquera sa vie. Sa biographie raconte que " le monde scientifique de l'époque
est enthousiasmé par le travail de Charles : une
véritable exploration ! Il a parcouru 3000 km dans un pays
presque inconnu. C'est la gloire !"
Revenu à Paris en 1886, Charles, âgé de 28 ans, vit
un retour à la foi comme cela peut arriver aux gens de notre
époque. Il consigna dans ses écrits: " Une grâce intérieure
extrêmement forte me poussait : je me mis à aller à
l'église, sans croire, ne me trouvant bien que là et y
passant de longues heures à répéter cette
étrange prière: "Mon Dieu, si Vous existez, faites que je
Vous connaisse !".
Sa démarche de foi lui fit choisir la vie monastique à la
Trappe en janvier 1890 où il poursuivit l'approfondissement de
sa vie spirituelle. Puis, il se rendit vivre comme ermite à
Nazareth chez les Clarisses. «
L'amour de Dieu, l'amour des hommes, c'est toute ma vie, ce sera toute
ma vie je l'espère ! » Au mois d'août de la
même année, Charles rentre en France pour devenir
prêtre. Qui aurait pu le croire? Laissons-lui la parole:
" Prêtre depuis le mois de juin
dernier, je me suis senti appelé aussitôt à aller
aux "brebis perdues", aux âmes les plus abandonnées, les
plus délaissées, afin d'accomplir envers elles ce devoir
de l'amour : Sachant par expérience que nul peuple
n'était plus abandonné que les musulmans du Maroc, du
Sahara algérien j'ai obtenu la permission de
venir à Béni Abbès, petite oasis du Sahara
algérien sur les confins du Maroc. "
À Béni Abbès, Charles fut le bienvenu. Il nota: « Les indigènes m'ont
parfaitement accueilli; j'entre en relations avec eux, tâchant de
leur faire un peu de bien.... Je veux habituer tous les habitants,
à me regarder comme leur frère, le frère
universel... »
La dévotion à l'Eucharistie sera la source et le centre
de sa vie mystique au sercice de tous. « De 4h30 du matin à 8h30 du
soir, je ne cesse de parler, de voir du monde : des esclaves, des
pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux. »
Mais Charles est toujours seul sans confrère. En 1903, il est
séduit par les Touaregs qui vivent au coeur du désert. Il
les rejoint en 1904. « Ma
vocation ordinaire, c'est la solitude, la stabilité, le
silence... ». C'est là qu'il entreprend la
traduction des Évangiles en langues touarègue. « Ce m'est une grande consolation
que leur 1er livre soit les Saints Évangiles. Unissez-vous
à moi, aidez-moi dans mon travail, priez avec moi pour toutes
ces âmes du Sahara, du Maroc, de l'Algérie. »
Puis, Charles va s'installer à Tamanrasset. « Mon apostolat doit être
l'apostolat de la bonté. Si l'on demande pourquoi je suis doux
et bon, je dois dire : "Parce que je suis le serviteur d'un bien plus
bon que moi". »
Après dix ans passé à l'ermitage de Tamanrasset,
Charles déplore qu'il n'y ait eu aucun converti. C'est alors que
la guerre qui fait rage en Europe s'étend au Sahara. Il ne sera
pas épargné. Il est abattu par un groupe de ceux qu'il
accueillait et servait. Il meurt le 1er décembre 1916.
Si Charles de Foucauld nous montre comment mettre Dieu dans notre vie
et
le servir, il nous invite à reconnaître, en toute
personne, une soeur, un frère en humanité. Le 13 novembre
2005, le jour-même de la béatification, des milliers de
pèlerins se sont rassemblés autour de celui qu'on appelle
souvent « Frère Charles », le frère universel.
Résumer un parcours de vie si riche, n'est-ce pas risquer de
le trahir? Pour en savoir plus sur la passionnante aventure de Charles
de Foucault et saisir la profondeur de sa spiritualité, vous
pouvez consulter les sites suivants auxquels cette manchette s'est
référée :
http://www.charlesdefoucauld.org/fr/biographie.php#ami
http://www.charlesdefoucauld.org
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